Depuis 2004, SUPER APES, label nantais artisanal et productif, propose d'éclectiques expériences auditives gravées sur différents supports plastiques (CD, vinyles, k7, disquettes...), également disponibles numériquement par le biais des technologies modernes via notre page Bandcamp.

Au programme : Jorge Bernstein & the pioupioufuckers, Arnaud Le Gouëfflec, Vania de Bie-Vernet, Butcher & Szyslak, Serpent, Donkey Saplot, Plaisir Coupable, Moli, Rapid Douglas, Peter Woodwind, Christian Rock Fièvre, The Odd Bods, Bachbullbyrd, Glossop, Poppy No Good, Kaléidoson, monsieur free, Cheaptracks, The Planet Of The Super Apes...


jeudi 24 septembre 2015

To Be An Animal de SERPENT / Chroniques




Un groupe qui porte le nom de Serpent, et qui illustre son album par un loup criant à la Lune, alors qu’une étoile filante semble se diriger sur un arbre, unique vestige d’un paysage réduit à sa plus simple expression (la Linéa comme inspiration) doit être un groupe qui ne se perd pas en conjecture pour donner de la cohérence à tout va. Non Serpent fait plutôt dans le minimalisme, sauf quand il s’agit de couvrir le bruit d’une tronçonneuse chargée de découper le dernier arbre dans un paysage. Nos deux acolytes, Jospin et Emmanuelli (pourquoi ne pas avoir choisi Éléphant pour un hommage encore plus appuyé au Parti Socialiste) font dans rock garage, ne s’obstruant pas la vie avec des décorations futiles, frappant un grand coup dans la masse, s’arrangeant avec les fragments en les modelant le plus simplement et directement possible. Il en découle des morceaux sans fioritures, mais avec une énergie communicative (comment ne pas être emballé par une chanson au titre aussi bon et imparable que « Wowowo »).

Jusqu’au boutiste dans l’art de manier l’humour sans être des pitres (Face A et Face B sur un CD !) ils ne tombent jamais dans la singerie (mais ce sont des serpents !) consistant à imiter les innombrables duo rock garage dont certains font maintenant les illustrations sonores dans les stade de ballon aux pieds.

Mieux encore, on pourrait presque penser à du Kassav qui aurait délaissé le ti punch pour des substances plus inflammables sur « Animal Style », on pourrait se croire dans un train fantôme aux rails défoncés sur « The First Man », train duquel nous sortirons en formant une chenille (pourquoi pas un serpent ?). Le duo pourra alors franchir le pas de la sècheresse (un serpent nous vous disons) via un « I’m Waisting you » ouvrant le dernier titre, le définitif « I Don’t Give a Damn », pièce d’orfèvrerie qui trouverait sa place dans le « One Foot in the Grave ».

Super Apes (quelle ménagerie un singe maintenant !!!) continue sont travail de défrichage dans l’underground breton, sans jamais chercher à faire rimer alternative avec snobisme, sans tomber dans la pose. Chez eux nous avons compris que le soufflé si il était un plat bien sympathique, il finissait toujours par retomber. Alors comme chez Super Apes l’alchimie n’est pas dans les compétences du label, il se charge de défricher, même quand tout semble incultivable, car nous le savons tous l’éducation ne fera pas tout. Serpent est un nouvel exemple de cette politique (mot évident quand on chapote un groupe aux commandes desquelles trônent Emmanuelli et Jospin), faire pousser des graines sans tuteur ni chargée de mission au ministère des espaces verts, attendre la récolte, et cuisiner avec les moyens du bord, mais toujours avec l’amour de la saveur. Laissez vous mordre, et ensuite croquer dedans.


[Gérald De Oliviera]

Serpent c’est du pur rock garage, et ça vient du Nord-Finistère. To Be An Animal est leur premier album sous ce venimeux patronyme…(On écoute encore les Futurs Vieux avec plaisir)…Il sort sur le talentueux label Super Apes. 14 chansons en forme de projectile, qui envoient sans fioriture, mais avec un sens assez exceptionnel de l’efficacité. Des compositions brûlantes, à l’os, possédant quelque chose en plus qui les propulse bien au-dessus du lot. Un disque frontal et primitif, aux nuances classieuses. Désinvolte, un son pourtant calibré au millimètre…Un rock détaché, sensible, mordant. Disponible depuis février 2015… 
[Yan Kouton] 


VOIX DE GARAGE :
Premier album de ce jeune trio du nord entre Indie Garage Rock et Post Punk selon une recette qui fait mouche en 2015.
Un petit côté bricolo branleurs bien dans l’époque mais en un peu plus dense que la concurrence, grâce notamment une sorte de musique qui oscille entre un Wire versant Pop et un Guided By Voice avec beaucoup de substance Garage dedans. Enfin ils ont un son de guitare joliment incisif.
14 chansons en 32 mn on m’amuse pas le terrain chez Serpent, mais on ne joue pas vraiment tout à fond, simplement on retransmet l’urgence, l’agitation et la diversité de notre temps.
Très bon, et même assez supérieur à la concurrence ! 
[Bertrand Tappaz]

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