Depuis 2004, SUPER APES, label nantais artisanal et productif, propose d'éclectiques expériences auditives gravées sur différents supports plastiques (CD, vinyles, k7, disquettes...), également disponibles numériquement par le biais des technologies modernes via notre page Bandcamp.

Au programme : Jorge Bernstein & the pioupioufuckers, Arnaud Le Gouëfflec, Vania de Bie-Vernet, Butcher & Szyslak, Serpent, Donkey Saplot, Plaisir Coupable, Moli, Rapid Douglas, Peter Woodwind, Christian Rock Fièvre, The Odd Bods, Bachbullbyrd, Glossop, Poppy No Good, Kaléidoson, monsieur free, Cheaptracks, The Planet Of The Super Apes...


mercredi 3 mai 2017

SUPER APES, LABEL TUTTI RIKIKI MAIS MAOUSSE COSTO

[STILTIFI]

La niche garage, lo-fi, rock foutraque compte dans ses rangs un label nantais aussi discret qu’activiste, Super Apes. Mené par des ardeurs sans autres ambitions que celle de défendre une certaine conception artisanale et soignée de la musique, le label s’acoquine avec L’Église de la petite folie, un homologue finistérien, pour présenter trois coups de coeur racés à la Scène Michelet ce mercredi 26 avril : Serpent, Delgado Jones & The Brotherhood et Idpnt. Label et organisateur, double casquette qui mérite bien quelques éclaircissements avec Piero Super Apes.


Super Apes label, Super Apes organisateur, pourquoi ?
Serpent vient de sortir un deuxième album très bien accueilli par les critiques et ils tournent pas mal en ce moment pour le défendre sur scène, mais surtout dans le Finistère (ils sont originaires de Brest et Lesneven). Le label étant basé sur Nantes, j’ai voulu les faire venir chez nous.

L’idée de coproduire avec L’Église de la petite folie, c’est dans quels buts ? Qu’avez-vous en commun avec cet autre label ?
Nos deux labels ont beaucoup de points communs, l’éclectisme et la l’hyper-productivité par exemple. Nous aimons les vinyles, mais nous n’hésitons pas non plus à sortir des CD-R, des albums exclusivement numériques ou des K7, en fonction des projets. Nous avons également produit ensemble les fruits de la collaboration entre l’imprévisible chanteur brestois Arnaud Le Gouëfflec et le groupe de rock garage foutraque Jorge Bernstein & the pioupioufuckers (Mauve, Christian Rock Fièvre et Mon projet pour la France).
Mais L’Église de la petite folie est une hydre tentaculaire, et l’une de ses branches n’est autre que le Studio Fantôme qui organise le Festival Invisible à Brest. Je bénéficie donc de leur expérience en tant qu’organisateurs de concerts. De mon côté, je leur apporte mon réseau, surtout en terme de promotion.
Quant-à la programmation de la soirée, Delgado Jones & The Brotherhood viennent de sortir eux aussi un excellent 2° album, L’Église de la petite folie cherchait à les faire tourner dans la région. Avec Serpent, l’affiche est logique et homogène : du rock aux accents grungy/post-punk mais avec un son très actuel. Il ne nous manquait plus qu’une tête d’affiche plus locale : IDPNT s’est imposé comme une évidence.

La ligne musicale de l’asso est-elle la même sur les concerts que sur les disques que vous produisez ? Si oui pourquoi ?
Pas exactement. En effet, sur Super Apes nous avons des projets qui sont difficilement compatibles avec la scène, les Fake Soudntracks de Vania de Bie-Vernet et Peter Woodwind par exemple (de fausses B.O. de films imaginaires, construites exclusivement à base de samples). Les groupes dont nous produisons les concerts sont donc issus de nos références rock (Donkey Saplot, Butcher & Szyslak, The Odd Bods…). Mais je ne désespère pas de voir sur scène certains projets plus électro.

La Scène Michelet pourquoi ? La Scène Michelet est aujourd’hui un lieu incontournable dans la sphère rock Nantaise, et c’est véritablement un plaisir d’organiser un concert là-bas, surtout avec IDPNT. Ils programment régulièrement de vraies pointures internationales. Ils se sont vraiment spécialisés dans le métal et les musiques extrêmes, mais j’ai cru comprendre qu’ils voulaient également se re-diversifier, notamment en programmant des groupes plus punk ou garage. J’espère donc que nous allons pouvoir continuer à travailler ensemble, j’aimerais bien faire venir Jorge Bernstein & the pioupioufuckers ou Potemkin’73 par exemple, qui n’ont pas joué à Nantes depuis des lustres !

La suite ?
En ce qui concerne le label, nous sommes sur le point de sortir 50, une compilation 15 titres pour fêter la 50° référence du label. On y retrouve les habituels du label, Serpent, Poppy No Good, Vania de Bie-Vernet… mais aussi d’autres artistes qui gravitent autour du label depuis sa création, comme John Trap et Arnaud Le Gouëfflec.
Sinon l’indispensable Rotor Jambreks est actuellement en train de fignoler le mixage de Violence Ultimatum, un album de rock assez brutal marquant la première collaboration entre Jorge Bernstein & the pioupioufuckers et le touche à tout Kim Giani. Sortie prévue pour la fin de l’année, avec je l’espère quelques dates dans la foulée.


=> Interview signée Cécile Arnoux parue sur Tohu Bohu Média

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